Une scène particulièrement tendue entre Luciano Spalletti et Juan Cabal a marqué la fin du match contre l’AZ Alkmaar.
La Juventus a décroché une précieuse victoire jeudi soir sur la pelouse de l’AZ Alkmaar (2-1), mais Luciano Spalletti n’a pas vécu les dernières minutes avec sérénité. Alors que son équipe menait de deux buts, elle a dangereusement reculé, encaissant une première réalisation avant de voir les Néerlandais égaliser dans le temps additionnel. Ce deuxième but, finalement refusé pour hors-jeu, a provoqué une réaction spectaculaire de l’entraîneur italien. Les caméras ont capté une confrontation particulièrement houleuse avec Juan Cabal, dont les images circulent désormais largement dans la presse transalpine.
Spalletti aurait menacé Cabal après son erreur de placement
Tout est parti d’une succession d’erreurs défensives. Sur le premier but de l’AZ, Lloyd Kelly avait perdu un ballon dangereux, permettant à Mexx Meerdink de réduire le score. Quelques instants plus tard, Cabal s’est retrouvé mal positionné sur une nouvelle offensive néerlandaise, laissant un espace dans son dos. L’action s’est terminée par une égalisation annulée, mais le mal était fait dans l’esprit de Spalletti.
Furieux, le technicien s’est approché du défenseur colombien en lui montrant ostensiblement le poing. Selon La Gazzetta dello Sport, qui s’est appuyée sur la lecture de ses lèvres, il lui aurait lancé : « Je vais te donner un coup de poing si tu ne fais pas attention. » Une interprétation à manier avec prudence, puisque Sky Sport, qui a également diffusé la séquence, précise que les paroles exactes ne sont pas clairement audibles. L’altercation n’a toutefois pas dégénéré, et la rencontre s’est achevée sur le succès turinois.
Une colère qui révèle les exigences de Spalletti
En conférence de presse, Spalletti n’a pas directement commenté cet échange avec Cabal. Il a néanmoins livré une explication révélatrice de son irritation. L’entraîneur reproche à ses joueurs leur tendance à hésiter lorsqu’ils doivent prendre une décision défensive. « Les décisions qui ne sont pas prises sont pires que les mauvaises décisions », a-t-il affirmé, estimant qu’un joueur qui se trompe en agissant coûte parfois moins cher à son équipe qu’un partenaire incapable de réagir.
Cette exigence explique en partie sa frustration malgré la victoire. La Juventus avait longtemps maîtrisé la rencontre, avant de perdre son organisation dans les dernières minutes. Spalletti a même reconnu que cinq minutes supplémentaires auraient pu suffire à lui faire perdre les trois points. Après ses récentes déclarations sur la responsabilité des joueurs dans les crises traversées par le club, cet épisode illustre sa volonté d’imposer une discipline collective plus rigoureuse. À Florence, dimanche, Cabal et ses partenaires devront montrer qu’ils ont retenu la leçon.









