Luciano Spalletti a mis le doigt sur un problème ancien à la Juventus. Une déclaration qui en dit long sur sa vision du vestiaire.
La victoire contre Naples (2-0) a offert un peu de répit à Luciano Spalletti. Après plusieurs semaines compliquées, l’entraîneur de la Juventus a retrouvé une équipe capable de répondre aux attentes dans un grand rendez-vous. Mais ce succès n’a visiblement pas effacé toutes ses préoccupations. À la veille du déplacement sur la pelouse de l’AZ Alkmaar, jeudi en Ligue Europa, le technicien italien a livré une réflexion particulièrement sévère sur le fonctionnement du club ces dernières années. Et cette fois, ce sont les joueurs qui ont été directement interpellés.
Spalletti pointe une mauvaise habitude à la Juventus
Interrogé mercredi sur la confiance que lui témoigne sa direction, Spalletti a d’abord reconnu l’importance de ce soutien. Avant de pointer une situation qu’il juge problématique. « Ces dernières années, les joueurs se sont habitués à voir partir les entraîneurs sans être eux-mêmes remis en question. Il devient donc fondamental qu’ils prennent leurs responsabilités », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Une sortie qui résonne particulièrement à Turin, où plusieurs entraîneurs se sont succédé sans parvenir à installer une stabilité durable. Thiago Motta, Igor Tudor et désormais Spalletti ont chacun dû composer avec les exigences d’un club qui cherche à retrouver son rang. Le constat du technicien est assez limpide : les changements sur le banc ne peuvent pas constituer éternellement la réponse aux difficultés de l’équipe. Les joueurs doivent aussi répondre de leurs performances.
La victoire contre Naples comme exemple à suivre
Spalletti estime justement avoir observé un changement d’attitude lors du succès face aux Napolitains. « Lors du dernier match, ils se sont aidés eux-mêmes. Contre Naples, ils ont démarré fort et ont voulu gagner. C’est ce qui fait la différence », a-t-il souligné. Une manière de rappeler que l’investissement collectif peut modifier le visage d’une équipe sans attendre une nouvelle intervention de la direction.
L’entraîneur apprécie également de pouvoir compter sur Giovanni Carnevali, Ricky Massara et Marco Ottolini, qu’il considère comme des interlocuteurs importants dans son travail quotidien. Mais le soutien institutionnel ne suffira pas si les prestations ne suivent pas. Dès jeudi à Alkmaar, ses joueurs auront une nouvelle occasion de montrer que leur réaction contre Naples dépasse le cadre d’un seul match. La question est désormais de savoir s’ils peuvent maintenir ce niveau d’implication lorsque les circonstances leur sont moins favorables.









