La Juventus a retrouvé le chemin de la victoire, mais Luciano Spalletti n’a pas oublié certaines critiques. Et il a tenu à le faire savoir.
Deux victoires consécutives et une pression qui commence enfin à retomber. Après avoir dominé Naples en championnat (2-0), la Juventus a confirmé son redressement jeudi soir sur la pelouse de l’AZ Alkmaar (2-1), en Ligue Europa. Un résultat précieux pour Luciano Spalletti, qui avait besoin de rassurer après plusieurs semaines agitées. L’entraîneur italien s’est montré particulièrement satisfait de la prestation de ses joueurs. Mais au moment de commenter ce succès, il a également trouvé l’occasion de régler quelques comptes avec les observateurs.
Spalletti reproche aux médias de minimiser les victoires de la Juventus
Interrogé par Sky Sport, Spalletti a d’abord souligné la qualité de l’adversaire néerlandais. Avant de revenir sur un épisode qui lui est manifestement resté en travers de la gorge. « Vous nous avez ri au nez quand nous avons battu le NEC », a-t-il lancé, en référence au succès 5-0 obtenu contre Nimègue lors de la première journée de Ligue Europa.
À l’époque, la faiblesse supposée de l’adversaire avait servi à relativiser la performance turinoise. Or, le NEC compte désormais sept points dans la compétition, un bilan que Spalletti n’a pas manqué de rappeler. « Quand nous gagnons, c’est parce que les autres sont faibles », a-t-il ironisé, regrettant que les succès de son équipe soient aussi rarement appréciés à leur juste valeur. À ses yeux, la victoire à Alkmaar constitue précisément une nouvelle démonstration face à une formation dont la qualité mérite davantage de reconnaissance.
Une victoire qui ne masque pas toutes les faiblesses
L’entraîneur avait pourtant des arguments pour défendre son analyse. Avant jeudi, l’AZ restait sur dix-sept rencontres européennes sans défaite à domicile, dont quatorze victoires. La Juventus a longtemps maîtrisé les débats, avec deux buts inscrits avant la pause par Teun Koopmeiners et Randal Kolo Muani. Spalletti a notamment apprécié le courage de ses joueurs, capables d’aller chercher leurs adversaires dans leur moitié de terrain et d’imposer leur jeu.
Il n’a cependant pas cherché à embellir les dernières minutes. Après la réduction du score de Mexx Meerdink, la Vieille Dame a dangereusement reculé et frôlé l’égalisation. Spalletti estime même que cinq minutes supplémentaires auraient pu lui coûter la victoire. Son principal regret concerne l’incapacité de ses hommes à inscrire un troisième but lorsqu’ils dominaient. La Juventus a désormais dix points en quatre journées européennes, mais occupe toujours la septième place de Serie A, à onze longueurs de la Lazio. Dimanche, à Florence, elle devra confirmer que son réveil ne se limite pas aux soirées européennes.









