Trois jours après Vigo, Luciano Spalletti n’entend pas choisir uniquement ses meilleurs joueurs sur le papier. La fraîcheur physique peut bouleverser la hiérarchie contre la Lazio.
La composition de la Juventus contre la Lazio ne dépendra pas uniquement de la hiérarchie habituelle. Trois jours après le déplacement européen à Vigo, Luciano Spalletti a reconnu que l’état physique de ses joueurs pèserait énormément dans ses choix. À ce stade du calendrier, être le meilleur à son poste ne garantit donc plus automatiquement une titularisation.
Un retour de Vigo à 4h30 du matin
Spalletti a rappelé que la récupération avait commencé dès 4h30 du matin, à l’arrivée du groupe en Italie après la victoire contre le Celta. Le lendemain, le staff s’est surtout concentré sur l’évaluation individuelle de chaque joueur, sans imposer de véritable charge physique supplémentaire.
La raison est simple : tous les organismes ne répondent pas de la même façon aux voyages, au manque de sommeil et à l’enchaînement des rencontres. La Juventus s’appuie donc sur les données collectées par son staff pour mesurer la récupération et adapter la composition.
Spalletti a même formulé le principe très clairement : « Parfois, ce n’est pas celui qui est le plus en forme techniquement qui joue, mais celui qui a le mieux récupéré et qui est le plus frais. »
Une hiérarchie momentanément renversée
Cette logique peut toucher presque tous les secteurs. Plusieurs titulaires habituels ont joué à Vigo tandis que d’autres ont été ménagés. Dans le même temps, des joueurs comme Zhegrova, absent en Europa League, arrivent forcément avec davantage de fraîcheur.
Spalletti refuse d’ailleurs de distinguer trop rigidement titulaires et remplaçants. Son objectif est désormais d’élargir le groupe capable de commencer les matches et d’utiliser le calendrier pour répartir les responsabilités.
Face à une Lazio installée devant la Juve au classement, le choix pourrait donc sembler surprenant sur le papier sans forcément l’être physiquement.
Le message est clair : dimanche, Spalletti ne cherchera pas simplement les onze joueurs les plus forts. Il cherchera surtout les onze capables d’être les plus forts pendant 90 minutes.









