Il y a encore quelques mois, la valeur de Weston McKennie était surtout résumée par un mot : polyvalence. L’Américain pouvait dépanner partout sans forcément être considéré comme indispensable nulle part. Sous Luciano Spalletti, cette lecture s’est renversée. Peu importe le système ou l’adversaire, McKennie est redevenu l’un des joueurs que l’entraîneur veut presque toujours avoir sur le terrain.
De joker à point fixe
La Gazzetta dello Sport le présente aujourd’hui comme le symbole des joueurs multirôles sur lesquels Spalletti compte pour traverser la crise de blessures actuelle.
Son poste naturel reste au milieu, mais son utilisation dépasse largement cette définition. Besoin de largeur ? Il peut occuper un couloir. Besoin d’un joueur capable d’attaquer la surface ? Il monte d’un cran derrière l’attaquant. En situation d’urgence, il a même déjà été utilisé comme avant-centre afin de profiter de sa détente et de son timing aérien.
Cette capacité à changer de fonction sans faire baisser le niveau de l’équipe a progressivement fait évoluer son statut.
Spalletti avait déjà résumé son importance avant le match européen contre NEC : « McKennie, je le veux sur le terrain demain ». La phrase illustrait assez bien une hiérarchie dans laquelle l’Américain était redevenu prioritaire même après un pépin musculaire.
Spalletti peut changer le système, pas McKennie
La Juventus devrait continuer à alterner plusieurs organisations dans les prochaines semaines. Le 3-4-2-1 a redonné de la stabilité après Sassuolo, tandis que le 4-2-3-1 reste également travaillé par Spalletti.
Mais certaines présences semblent beaucoup moins soumises à la rotation. La Gazzetta cite McKennie parmi les joueurs pratiquement intouchables aux côtés de Vicario, Kalulu, Çelik, Douglas Luiz et Nico Gonzalez.
Ce retour au premier plan n’est pas totalement nouveau dans son histoire turinoise. McKennie a déjà connu plusieurs périodes où son avenir semblait incertain avant de reprendre une place importante. Mais sous Spalletti, sa polyvalence n’est plus simplement un moyen de rester dans le groupe : elle est devenue l’une des raisons pour lesquelles il est difficile de l’en sortir.
Avec sept matches à disputer en une vingtaine de jours et une infirmerie encore chargée, cette fiabilité prend encore davantage de valeur.
Spalletti peut changer de dessin tactique, déplacer ses pistons ou modifier ses attaquants. McKennie, lui, trouve presque toujours une place.









