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Juventus : le plan d’italianisation fournit déjà une vraie liste de courses

Kayodé fait partie des cibles de la Juventus (Getty)

Kayodé fait partie des cibles de la Juventus (Getty)

Giovanni Carnevali n’a pas simplement formulé un souhait abstrait lorsqu’il a annoncé vouloir rendre la Juventus davantage italienne. Quelques jours plus tard, une première photographie des profils surveillés commence déjà à apparaître. Des jeunes à fort potentiel aux internationaux confirmés, la direction bianconera dispose de plusieurs noms capables d’accompagner cette nouvelle orientation.

Palmisani et Kayode parmi les dossiers les plus évidents

Lorenzo Palmisani reste probablement le cas le plus concret. Le gardien de Frosinone plaît à la Juventus et Carnevali a lui-même confirmé publiquement son intérêt, tout en précisant qu’aucune négociation n’avait encore été engagée avec son club.

Le fait qu’il soit italien a été directement mis en avant par le dirigeant. À seulement 21 ans, son profil correspond à la double logique recherchée : renforcer le contingent national tout en recrutant un joueur dont la valeur peut encore fortement progresser.

Michael Kayode représente un dossier différent. Le latéral de Brentford vient de briller avec l’Italie et possède l’avantage d’avoir déjà été formé plusieurs années à la Juventus. Son histoire à Vinovo, où il avait été laissé partir à 14 ans, ajoute évidemment une dimension particulière à un éventuel intérêt futur.

Selon La Gazzetta dello Sport, son nom appartient aujourd’hui aux profils italiens étudiés dans la nouvelle stratégie du club.

Frattesi, Udogie, Scalvini… mais pas tous au même niveau

Davide Frattesi représente un profil déjà expérimenté en Serie A et avec la Nazionale. Son coût et son statut rendent toutefois une opération beaucoup plus complexe qu’un pari sur un jeune.

Destiny Udogie est également cité pour le couloir gauche. Son profil correspond parfaitement à une Juventus cherchant des joueurs capables d’évoluer comme latéraux ou pistons, mais son contrat et sa valeur en Premier League en font une piste coûteuse.

Même logique pour Giorgio Scalvini, dont le profil de défenseur italien, jeune et habitué à défendre dans plusieurs organisations, reste évidemment très apprécié sur le marché.

Il faut néanmoins éviter de mettre tous ces noms au même niveau. La Juventus n’est pas en négociation simultanée avec l’ensemble de cette liste. Certains dossiers font l’objet d’un suivi concret, d’autres correspondent davantage à des profils compatibles avec la nouvelle politique de recrutement.

Une nouvelle génération également surveillée

Le projet s’étend surtout aux joueurs plus jeunes.

La Gazzetta cite notamment Cher Ndour, Alessandro Romano, Antonio Raimondo et Samuele Inacio parmi les Italiens suivis ou évalués dans le cadre de cette stratégie.

Cette orientation correspond au discours plus large de Carnevali : la Juventus veut éviter d’investir des sommes importantes sur des joueurs étrangers moyens lorsqu’elle peut identifier plus tôt des talents italiens et les développer elle-même.

Le projet n’est donc pas de transformer artificiellement l’effectif en sélection nationale bis. La direction continuera évidemment à recruter à l’étranger.

Mais le prochain mercato devrait être étudié avec un critère supplémentaire : à valeur sportive comparable, un joueur italien pourrait désormais bénéficier d’un avantage clair dans les choix turinois.

Carnevali voulait davantage d’italianité. Les premières listes montrent déjà comment la Juventus compte essayer de la retrouver.

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