Les difficultés de Kolo Muani préoccupent Fabrizio Ravanelli. L’ancien attaquant de la Juventus identifie un problème profond et propose une solution.
La victoire contre Naples (2-0) n’a pas fait disparaître toutes les inquiétudes de la Juventus. Si Kerim Alajbegovic, Edon Zhegrova et Jérémie Boga ont illuminé la soirée turinoise, Randal Kolo Muani a traversé une nouvelle rencontre frustrante. Le Français a même quitté la pelouse sous les sifflets d’une partie de l’Allianz Stadium. Une situation qui interpelle Fabrizio Ravanelli, lequel estime avoir identifié la véritable origine de ses difficultés.
« Le ballon lui brûle les pieds », constate Ravanelli
Dans l’émission Penna Bianca, diffusée lundi sur la chaîne YouTube de Tuttosport, l’ancien buteur bianconero s’est montré particulièrement préoccupé par l’attitude de Kolo Muani.
« Il réfléchit davantage, il joue avec moins d’insouciance et il a peur de se tromper. Le ballon lui brûle les pieds », a-t-il déclaré.
Ravanelli s’appuie notamment sur une action précise survenue contre Naples. À la 54e minute, Kolo Muani avait bénéficié d’une contre-attaque à deux contre un, mais sa passe manquée vers Alajbegovic avait anéanti une occasion prometteuse.
« Ce deux contre un gâché résume parfaitement sa situation actuelle. Il traverse de grosses difficultés psychologiques. Je ne pense pas qu’il soit réellement le joueur que nous voyons aujourd’hui », poursuit l’ancien international italien.
Pour Ravanelli, le problème ne serait donc pas uniquement technique. Le Français manquerait surtout de spontanéité, au point de compliquer des gestes qu’il réussissait auparavant.
Ravanelli propose de sortir Kolo Muani du onze
L’ancien attaquant avance une solution qui pourrait modifier sensiblement les plans de Luciano Spalletti.
« En attaque, j’aimerais voir Alajbegovic, Zhegrova et Boga ensemble. Kolo Muani, je le ferais entrer ensuite pour profiter de sa vitesse et attaquer les espaces », explique-t-il.
Ravanelli considère qu’une entrée en cours de rencontre pourrait permettre au Français de retrouver des situations plus favorables, face à des défenses fatiguées et moins compactes.
Il insiste surtout sur la nécessité de marquer pour interrompre cette mauvaise passe : « Il doit retrouver un but pour regagner confiance. Le but comme remède. »
Cette analyse intervient alors que Spalletti continue de défendre son attaquant, appréciant notamment son investissement sans ballon. Mais le contraste avec les performances des autres joueurs offensifs devient difficile à ignorer.
Contre Naples, Zhegrova a remplacé Kolo Muani à la 59e minute avant de participer à l’ouverture du score onze minutes plus tard. Boga a ensuite scellé la victoire.
Ravanelli ne réclame pas l’abandon du Français. Il estime plutôt qu’un changement de rôle pourrait l’aider à retrouver une efficacité que la confiance de Spalletti ne suffit plus, pour l’instant, à rétablir.









