Malgré une infirmerie bien remplie, la Juventus dispose d’une ressource particulièrement efficace. Une statistique place les Bianconeri au sommet de la Serie A.
La Juventus a retrouvé le sourire contre Naples (2-0), mais la victoire de dimanche a surtout confirmé une tendance qui se dessine depuis le début du championnat. Alors que Luciano Spalletti regrette régulièrement le manque de solutions disponibles, son équipe parvient à faire la différence grâce aux joueurs qui commencent les rencontres sur le banc. Et les chiffres publiés par la presse italienne révèlent une efficacité particulièrement remarquable.
Onze contributions décisives : la Juventus au sommet de la Serie A
Les remplaçants de la Juventus ont déjà participé à onze buts lors des dix premières journées de Serie A. Un total qui place les Bianconeri à égalité avec la Roma parmi les équipes dont les entrants ont eu le plus d’influence directe sur le score. Le bilan se répartit entre six réalisations et cinq passes décisives. D’après le quotidien italien, ces interventions ont permis aux Turinois de gagner six points supplémentaires.
Le dernier exemple remonte à dimanche. Entré à la 59e minute, Edon Zhegrova a délivré la passe décisive sur l’ouverture du score de Kerim Alajbegovic, onze minutes plus tard. À la 87e minute, Jérémie Boga a ensuite inscrit le but du 2-0 sur un service d’Andrea Cambiaso. Les trois joueurs impliqués dans ces deux actions avaient commencé la rencontre sur le banc.
Une efficacité qui dépasse largement ce seul match.
Zhegrova domine notamment le classement individuel des remplaçants turinois avec deux buts, tous deux inscrits contre Sassuolo, et deux passes décisives. Teun Koopmeiners, Nico Gonzalez et plusieurs autres joueurs ont également contribué à cette réussite.
Spalletti a trouvé une arme malgré les blessures
Une autre statistique illustre l’importance des fins de rencontre dans le rendement offensif de la Juventus : sept de ses treize buts en championnat ont été inscrits pendant le dernier quart d’heure ou les arrêts de jeu.
Plus de la moitié de sa production offensive intervient donc lorsque les organismes commencent à fatiguer et que les entraîneurs ont déjà effectué une partie de leurs changements.
Cette tendance présente un intérêt tactique évident. Avec des joueurs comme Zhegrova et Boga, la Juventus possède des profils capables d’attaquer les espaces et de provoquer des adversaires moins frais physiquement.
Elle nourrit également un paradoxe. Après la victoire contre Naples, Spalletti a estimé ne disposer que d’un nombre très réduit de joueurs réellement opérationnels, allant jusqu’à expliquer que son équipe ne pouvait pas rivaliser durablement sans récupérer ses blessés. Le banc turinois est donc performant, mais ses ressources restent limitées.
Cette efficacité ne date d’ailleurs pas entièrement de l’arrivée de Spalletti. La saison dernière, les entrants de la Juventus avaient déjà marqué onze buts et rapporté neuf points.
Reste à savoir si le technicien choisira de conserver ses principaux dynamiteurs pour les fins de match ou de leur donner davantage de responsabilités dès le coup d’envoi. Car les chiffres posent désormais une question intéressante : la Juventus doit-elle continuer à utiliser ses joueurs les plus décisifs comme des jokers ?









