Longtemps crispée, la Juve a trouvé les ressources pou r battre Naples (2-0). Un soulagement pour Spalletti, porté par Alajbegovic et son banc.
Le Stadium a fini par retrouver sa voix. Après les sifflets, les protestations et une longue attente, la Juventus a offert à ses supporters une victoire dont elle avait terriblement besoin contre Naples (2-0), ce dimanche. Quatre jours après la déroute à Gênes, les Bianconeri ont répondu, sans effacer toutes leurs difficultés. Il a fallu patienter jusqu’à la 70e minute pour les voir prendre l’avantage. Mais dans cette période où chaque rencontre menace d’aggraver la crise, ce succès compte : la Juve passe à 17 points et reste à six longueurs de la quatrième place.
La Juventus longtemps prisonnière de ses doutes
Les trois jours de mise au vert n’avaient pas suffi à rendre cette équipe sereine. Avec sept absents et un 4-4-2 remanié, Luciano Spalletti a d’abord retrouvé des joueurs hésitants, dans un stade où la contestation avait précédé le silence. Vicario a dû intervenir rapidement devant une tête de Lucca (8e). Naples, pourtant privé de neuf joueurs et de Massimiliano Allegri sur le banc, suspendu, avait mieux commencé.
La Juve a progressivement obtenu quelques occasions, sans vraiment maîtriser son sujet. Cabal a touché l’équerre sur un corner (28e), puis Alajbegovic a sollicité Meret avant la pause. Le Bosnien faisait partie des rares joueurs capables d’apporter de l’imprévu. Devant, Kolo Muani a encore accumulé les mauvais choix, jusqu’à sa sortie sous les sifflets à l’heure de jeu. Entre-temps, McKennie avait également quitté ses partenaires, touché à l’adducteur.
FT |⌛️| Due prodezze nella ripresa e vittoria all’Allianz Stadium ⚪️⚫️ @EASPORTSFC @easportsfcit #JuveNapoli https://t.co/QKg41SMAKy
— JuventusFC (@juventusfc) November 1, 2026
Alajbegovic débloque tout, les entrants font la différence
Le remplacement du Français par Zhegrova a finalement donné une autre tournure à la soirée. À la 70e minute, le Kosovar a éliminé Olivera sur la droite avant de servir Alajbegovic. Sa frappe du gauche, entrée avec l’aide du poteau, a enfin délivré le Stadium. Pour son premier but en Serie A, le jeune offensif a choisi un moment précieux. La Juve pouvait enfin jouer avec un avantage, et retrouver un public jusque-là excédé.
L’expulsion de Marianucci pour un second avertissement (75e) a ensuite facilité la tâche turinoise. Entré à la place d’Alajbegovic, Boga a achevé le travail d’une superbe frappe enroulée du droit (87e). Deux remplaçants décisifs, un jeune qui prend ses responsabilités : Spalletti tient quelques réponses après une semaine éprouvante. Il faudra désormais leur donner une suite. La victoire à Lecce avait déjà offert un répit avant la rechute à Gênes ; celle contre Naples doit permettre de construire davantage.









