La Juventus cherche toujours ses leaders. Deux joueurs arrivés récemment auraient déjà pris une place surprenante dans la vie du groupe.
La crise traversée par la Juventus soulève une question qui dépasse les résultats et les choix tactiques de Luciano Spalletti : qui dirige véritablement le vestiaire bianconero ? Après la défaite contre la Lazio (0-3), les déclarations de Gleison Bremer ont mis en évidence les tensions et les difficultés de communication au sein du groupe. Mais un autre phénomène attire désormais l’attention de la presse italienne. Deux joueurs arrivés récemment semblent avoir pris une influence grandissante dans la vie de l’équipe.
Selon Lorenzo Aprile, journaliste de Tuttosport, Guglielmo Vicario et Nico Gonzalez figureraient parmi les joueurs qui prennent le plus souvent la parole dans le vestiaire juventino. Une observation formulée mardi soir lors de l’émission JU3, diffusée sur la chaîne YouTube du quotidien turinois. « Dans le vestiaire, ceux qui parlent sont Vicario et Nico Gonzalez, deux joueurs qui n’étaient pas là l’année dernière », a-t-il souligné.
Vicario, un leader en seulement quelques semaines
Le cas du gardien italien est particulièrement révélateur. Arrivé à Turin il y a seulement un mois et demi, Vicario a rapidement gagné en crédibilité auprès de ses partenaires, grâce à son comportement et à ses performances. Guido Vaciago, directeur de Tuttosport, estime qu’il possède les qualités humaines nécessaires pour assumer davantage de responsabilités.
« Il a bien commencé la saison et démontre qu’il sait fédérer le vestiaire », a notamment expliqué le journaliste. Vaciago souligne toutefois une particularité : Vicario évolue actuellement à la Juventus dans le cadre d’un prêt. Sa situation contractuelle rendrait donc inhabituelle une éventuelle promotion au rang de capitaine, même si ses prestations pourraient lui permettre de poursuivre l’aventure turinoise.
L’influence de Nico Gonzalez constitue l’autre surprise. L’Argentin, lui aussi absent du groupe la saison dernière, aurait rapidement pris l’habitude d’intervenir dans les discussions collectives. Sa place grandissante contraste avec les difficultés rencontrées par certains cadres plus anciens pour imposer leur autorité.
Le problème du brassard dépasse Bremer
Ces observations prennent une résonance particulière après les critiques publiques de Bremer envers plusieurs coéquipiers. Si le défenseur brésilien a depuis clarifié ses propos, sa sortie a relancé le débat sur les exigences liées au capitanat.
Aprile estime que la Juventus souffre d’un manque de leaders depuis plusieurs saisons. Une faiblesse qui, selon lui, traverse les différents changements d’entraîneur et contribue à expliquer les difficultés du club.
Pour Spalletti, cette situation représente un véritable enjeu de gestion. Son équipe doit retrouver des résultats, mais aussi des joueurs capables d’entraîner leurs partenaires dans les moments difficiles.
Que deux recrues récentes soient déjà identifiées comme des voix importantes ne constitue pas nécessairement un problème. Cela révèle néanmoins une hiérarchie encore en construction, dans un vestiaire où les responsabilités semblent loin d’être définitivement établies.









