Trois buts encaissés, des sifflets et huit points de retard sur la tête : la Juventus a subi une véritable leçon à domicile.
Le sursaut de Vigo n’aura tenu que trois jours. Sauvée jeudi par un but tardif de Kolo Muani en Ligue Europa, la Juventus a brutalement retrouvé ses insuffisances contre la Lazio, victorieuse 3-0 à l’Allianz Stadium ce dimanche. La formation de Gennaro Gattuso a exposé les faiblesses d’une équipe incapable de soutenir durablement la comparaison. Huitièmes avec onze points, les Bianconeri accusent désormais huit longueurs de retard sur le tandem Inter-Lazio. Après sept journées, l’écart est déjà considérable. Et la manière inquiète au moins autant que le classement.
La Juventus résiste un temps, puis perd le contrôle
Suspendu après son accrochage avec Fabio Pisacane à Cagliari, Luciano Spalletti suivait la rencontre depuis les tribunes, Marco Domenichini prenant place sur le banc. Son équipe avait pourtant eu quelques occasions d’installer le doute chez les visiteurs. Alajbegovic puis Douglas Luiz sollicitaient Mandas, avant que Kolo Muani ne pense ouvrir le score à la 23e minute. Le Français était finalement signalé hors-jeu. Une occasion de prendre l’avantage envolée pour une Juve qui allait ensuite subir des situations bien plus dangereuses.
Après une tête manquée d’Isaksen, Provstgaard devançait Bremer et Lucumí pour reprendre un centre de Zaccagni et ouvrir le score. La défense turinoise venait de céder dans un secteur où elle aurait dû imposer davantage de présence. Avant la pause, une frappe de Nuno Tavares déviée par Bremer heurtait encore la barre de Vicario. Le retard restait limité, mais la Lazio avait pris l’ascendant et trouvait les moyens de menacer un adversaire de moins en moins rassurant.
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— JuventusFC (@juventusfc) October 18, 2026
Le double avant-centre ne sauve plus personne
L’entrée de Woltemade à la pause, à la place d’Alajbegovic, devait reproduire l’effet obtenu contre le Celta. Associé à Kolo Muani, l’Allemand passait rapidement près de l’égalisation sur un ballon du Français. Cette possibilité restera sans suite. Plus offensive, la Juventus abandonnait aussi davantage d’espaces. À la 66e minute, Isaksen exploitait un changement de jeu de Tavares, repiquait vers l’intérieur et trouvait le côté opposé d’une frappe du gauche. Gattuso avait les réponses que le banc turinois cherchait encore.
L’accumulation d’attaquants, avec Zhegrova, Boga et Conceição en soutien des deux pointes, n’a rien réparé. Dele-Bashiru inscrivait même le troisième but, déclenchant les sifflets du Stadium. La Juventus avait déjà eu besoin d’une égalisation tardive à Cagliari, puis d’un sauvetage à Vigo. Cette fois, personne n’a masqué les lacunes collectives. Spalletti doit désormais expliquer pourquoi son équipe continue de subir autant les rencontres. Ajouter des joueurs devant ne suffira pas à lui rendre une organisation.









