Luciano Spalletti ne veut pas simplement voir une Juventus qui joue bien. À la veille du déplacement au Celta Vigo, l’entraîneur a insisté sur un registre beaucoup plus mental : son équipe doit devenir plus compacte, plus agressive et surtout développer une vraie « mentalité de combat ». Un message qui résonne forcément quelques jours après le 1-1 frustrant de Cagliari.
Moins se désunir, davantage faire mal
Spalletti a identifié un défaut précis. Sa Juventus peut encore s’allonger, perdre ses distances et offrir trop d’espace lorsqu’elle attaque avec beaucoup de joueurs. À ses yeux, la progression ne passera donc pas seulement par davantage de possession ou de créativité, mais par une équipe capable de rester compacte même lorsqu’elle cherche à dominer.
Le mot employé par le technicien est parlant : il veut davantage de « venin ». Une façon de réclamer une équipe plus mordante dans les duels, plus rapide à la perte et moins passive dans les moments où le match devient physique ou désordonné.
Le contraste avec Cagliari est évident. La Juve avait largement contrôlé le ballon et produit beaucoup de tirs, mais elle avait encore manqué de tranchant et de continuité. Spalletti avait ensuite reconnu que ce genre de match devait être gagné.
Le Celta comme test parfait
Le contexte de Vigo permettra immédiatement de mesurer cette évolution. Le Celta a annoncé vouloir presser haut et jouer de manière agressive, loin du bloc d’attente rencontré en Sardaigne. La Juve devra donc être capable de répondre à une intensité supérieure sans perdre son organisation.
Le discours de Spalletti marque aussi une évolution dans ses exigences. Il ne demande plus uniquement à ses joueurs de mieux comprendre ses idées. Il veut désormais qu’ils les imposent.
À Vigo, la Juventus devra donc montrer autre chose qu’un meilleur football. Elle devra commencer à montrer davantage de caractère.









