Les chiffres donnent presque l’impression d’un match à sens unique. La Juventus a terminé son déplacement à Cagliari avec 71,6 % de possession, 22 tirs contre seulement 4 pour les Sardes et 10 frappes cadrées contre 2. Elle a également obtenu neuf corners. Pourtant, le tableau d’affichage indiquait toujours 1-1 au coup de sifflet final.
Dominer n’est toujours pas suffisant
Ce paradoxe devient l’un des principaux thèmes du début de saison bianconero. La Juve sait installer son bloc haut, monopoliser le ballon et maintenir son adversaire longtemps dans sa moitié de terrain. À Cagliari, elle a même accumulé près de 50 touches dans la surface adverse, contre seulement cinq pour son adversaire.
Mais cette domination ne produit pas encore assez de buts. Cagliari a ouvert le score sur l’une de ses toutes premières situations, tandis que la Juventus a dû attendre la 81e minute et un centre d’Alajbegovic repris par Kolo Muani pour égaliser. Quelques instants plus tard, le Français a trouvé la barre alors que Woltemade avait également obligé Caprile à intervenir.
Le problème est donc moins la capacité à arriver dans les trente derniers mètres que celle à transformer cette présence en actions réellement décisives.
Spalletti le reconnaît lui-même
Luciano Spalletti n’a pas cherché à masquer cette limite après la rencontre. Il a salué une « grande prestation », mais reconnu que son équipe devait encore progresser dans la finition. Une remarque qui résume assez bien l’écart entre l’impression visuelle et le résultat.
Les changements ont d’ailleurs rendu la Juve beaucoup plus agressive. Alajbegovic et Zhegrova sont entrés dès la pause, puis Woltemade à l’heure de jeu. L’équipe a alors davantage rempli la surface et multiplié les vraies situations.
Le nul de Cagliari n’est donc pas celui d’une Juventus dominée. C’est presque l’inverse qui doit inquiéter : Turin a contrôlé énormément de paramètres sans réussir à contrôler celui qui compte le plus.









