Après la défaite à Gênes, Luciano Spalletti a dénoncé le manque d’engagement de la Juventus. Un chiffre particulièrement révélateur illustre ses reproches.
La Juventus a touché un nouveau point bas mercredi soir en s’inclinant contre le Genoa (0-2). Trois jours après la victoire à Lecce, les Bianconeri ont été dominés dans l’intensité, les déplacements et les duels. Luciano Spalletti n’a pas caché sa frustration, estimant que son équipe manquait de combativité depuis le début de saison. Une statistique relevée par la presse italienne donne aujourd’hui une dimension particulièrement frappante à son constat.
Une seule faute commise en 45 minutes par la Juventus
Selon Tuttosport, les joueurs turinois n’ont commis qu’une seule faute sanctionnée pendant toute la première période contre le Genoa. Un chiffre étonnant au regard de la physionomie de la rencontre, largement dominée par les hommes de Daniele De Rossi.
Pendant ces 45 premières minutes, le Genoa a multiplié les courses et les transitions offensives, mettant régulièrement la défense bianconera sous pression. Pourtant, la Juventus n’a pratiquement jamais interrompu les actions adverses par une intervention fautive.
Le quotidien turinois voit dans cette statistique le symbole d’une équipe trop passive, incapable de casser le rythme imposé par les Rossoblù. Une lecture qui rejoint les déclarations de Spalletti après la rencontre.
« Nous avons montré bien peu de choses, livré trop peu de duels. Et c’est comme ça depuis le début de l’année », avait regretté le technicien. Il avait également souligné que le football moderne exigeait de remporter les confrontations individuelles, un principe qu’il peine manifestement à faire appliquer.
Le nombre de fautes ne mesure évidemment pas, à lui seul, l’engagement d’une équipe. Mais associé aux difficultés rencontrées dans les duels et à la domination génoise, ce chiffre devient particulièrement révélateur.
Un problème que les changements tactiques ne corrigent pas
À Gênes, les hommes de De Rossi ont surtout profité des espaces laissés dans l’entrejeu. Morten Frendrup a constamment perturbé l’organisation turinoise, tandis que Tommaso Baldanzi s’est montré particulièrement dangereux entre les lignes.
Spalletti avait pourtant renforcé son milieu et sa défense ces derniers jours pour corriger les déséquilibres observés contre la Lazio. Le passage au 3-5-2 avait apporté une amélioration à Lecce, mais celle-ci n’a pas résisté à l’intensité du Genoa.
Le problème apparaît donc moins lié au nombre de défenseurs ou de milieux alignés qu’à la manière dont la Juventus répond à l’agressivité adverse. Sans pression suffisante sur le porteur, les ajustements tactiques perdent une grande partie de leur efficacité.
Le constat est d’autant plus préoccupant que les Bianconeri devront affronter Naples dimanche, dans une rencontre déjà lourde de conséquences pour Spalletti.
La mise au vert décidée avant ce rendez-vous vise justement à provoquer une réaction collective. Mais après les mots et les changements de système, c’est désormais l’attitude des joueurs dans les duels qui sera particulièrement scrutée.

