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Les précédentes mises au vert de la Juventus n’ont pas toujours sauvé les entraîneurs

Pour sortir de la crise, Luciano Spalletti mise sur une recette déjà employée par ses prédécesseurs. L’histoire récente de la Juventus invite toutefois à la prudence.

La Juventus a décidé de se couper du monde extérieur pour tenter de retrouver son football. Après la défaite contre le Genoa (0-2), Luciano Spalletti a imposé une mise au vert à ses joueurs, réunis dès vendredi soir à la Continassa jusqu’à la réception de Naples, dimanche. Une mesure approuvée par la direction, qui espère provoquer une réaction collective. Mais à Turin, ce genre de décision rappelle plusieurs épisodes récents, dont certains se sont terminés par le départ de l’entraîneur.

Thiago Motta et Allegri, des précédents inquiétants

En mars 2025, Thiago Motta avait lui aussi choisi de réunir son groupe avant la réception du Hellas Vérone. La Juventus s’était imposée (2-0), grâce à Khéphren Thuram et Teun Koopmeiners. Un succès encourageant, mais sans lendemain. Deux lourdes défaites contre l’Atalanta (0-4) et la Fiorentina (0-3) avaient ensuite précipité la crise, jusqu’au licenciement du technicien le 23 mars.

Un an auparavant, Massimiliano Allegri avait également organisé une mise au vert avant d’affronter le Genoa. Le résultat n’avait guère répondu aux attentes : un triste match nul (0-0), accompagné de nouveaux sifflets à l’Allianz Stadium. Deux mois plus tard, le 17 mai 2024, l’entraîneur était démis de ses fonctions, officiellement en raison de son comportement pendant et après la finale de Coupe d’Italie.

Allegri connaissait pourtant bien cette méthode. En octobre 2022, après une défaite humiliante contre le Maccabi Haïfa en Ligue des champions, il avait déjà rassemblé ses joueurs avant le derby contre le Torino. « La mise au vert n’est pas une punition, c’est un moment pour rester ensemble et remettre de l’ordre », avait-il expliqué.

Cette fois, la Juventus avait remporté le derby (1-0) et progressivement retrouvé des résultats plus conformes à ses ambitions.

Tudor avait relancé la Juventus avant de connaître le même sort

L’exemple d’Igor Tudor présente une autre particularité. Nommé en mars 2025 pour remplacer Thiago Motta, le Croate avait immédiatement organisé un rassemblement afin de ressouder le groupe. Sa première rencontre s’était soldée par une victoire contre le Genoa (1-0), prélude à une fin de saison suffisamment convaincante pour décrocher une qualification européenne.

Mais cette embellie n’avait pas garanti sa longévité. Le 27 octobre 2025, sept mois seulement après son arrivée, Tudor était à son tour remercié. Luciano Spalletti lui succédait quelques jours plus tard.

Ces précédents montrent surtout les limites d’une mesure dont l’efficacité dépend de la réponse apportée sur le terrain. Une mise au vert peut favoriser le dialogue et provoquer un sursaut. Elle ne garantit ni une amélioration durable des résultats ni le maintien de l’entraîneur.

Spalletti connaît désormais l’enjeu. À la tête d’une Juventus qui n’a récolté que 14 points en neuf journées, il doit retrouver une équipe capable de gagner ses duels et de répondre aux difficultés. La direction lui maintient sa confiance, mais la réception de Naples s’annonce particulièrement lourde de conséquences.

L’histoire récente de la Juventus lui rappelle qu’une mise au vert peut offrir un répit. Rarement une assurance.

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