Le répit de Lecce n’aura duré que trois jours. Battue par le Genoa, la Juve voit ses objectifs s’éloigner avant un rendez-vous brûlant.
La victoire à Lecce avait permis de respirer. Elle n’avait manifestement rien réglé. Battue sur le terrain du Genoa ce mercredi (2-0), la Juventus a retrouvé ses erreurs défensives, sa lenteur et cette incapacité à répondre lorsque l’adversaire impose le combat. Deux buts encaissés avant la demi-heure ont suffi à exposer une équipe sans réaction à la hauteur de sa situation. Huitièmes avec 14 points, les Bianconeri comptent désormais onze longueurs de retard sur la tête et six sur la quatrième place. À ce stade, parler de crise relève du constat.
La Juventus offre trop, le Genoa en profite
Daniele De Rossi avait changé six titulaires depuis la précédente rencontre. Son équipe a pourtant affiché une cohérence que celle de Luciano Spalletti cherche toujours. À la 12e minute, Tommaso Baldanzi échappait à Douglas Luiz et centrait à ras de terre pour Kingsley Ehizibue, dont la frappe était déviée par Andrea Cambiaso. Le deuxième but sanctionnait une erreur encore plus grossière : Pierre Kalulu laissait rebondir un ballon que Vitinha lui subtilisait. Le Portugais éliminait ensuite Cambiaso avant de servir Baldanzi, aidé cette fois par une déviation de Bremer (28e).
Les déviations ne doivent pas masquer la facilité avec laquelle le Genoa a ouvert la défense turinoise. Plus réactifs sur les deuxièmes ballons, les locaux ont aussi menacé en contre par Osmajic. La Juve, elle, accumulait les passes sans déstabiliser son adversaire. Une frappe d’Alajbegovic captée par Bijlow constituait son seul tir cadré avant la pause. Kalulu aurait pu réduire l’écart dans le temps additionnel, mais il manquait le cadre sur un service de McKennie.
Spalletti sans réponse avant Naples
Les entrées de Woltemade et Zhegrova dès la reprise n’ont pas provoqué le réveil attendu. De nouveau associé à l’Allemand, Kolo Muani a notamment gâché une ouverture de McKennie en ne maîtrisant pas son contrôle devant Bijlow. Malgré l’accumulation des joueurs offensifs, il a fallu attendre la 75e minute pour voir une nouvelle tentative cadrée turinoise, signée Zhegrova. Le coup franc de Koopmeiners sur la barre, puis l’arrêt de Bijlow devant Lucumí dans les dernières minutes, ont seulement ajouté des regrets tardifs.
Après la correction reçue contre la Lazio et le nul face à Rennes, cette troisième défaite de la saison confirme la fragilité du redressement. Les neuf absences compliquent les choix de Spalletti, mais elles n’expliquent pas toutes les fautes individuelles ni la pauvreté collective. Dimanche, Naples se présentera avec le même total de points. Un an après ses débuts sur le banc turinois, l’entraîneur devra obtenir bien davantage qu’une réaction de circonstance face au club qui lui avait offert le Scudetto.









