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Juventus : Boniek pointe le véritable problème que Spalletti ne peut pas résoudre

Juventus : Boniek rappelle une humiliation qu'il n'a jamais digérée (Getty)

Juventus : Boniek rappelle une humiliation qu'il n'a jamais digérée (Getty)

Malgré la victoire à Lecce, Zbigniew Boniek ne croit pas au redressement de la Juventus. Son diagnostic dépasse largement la question de l’entraîneur.

La Juventus a retrouvé le sourire dimanche en s’imposant sur le terrain de Lecce (2-0), mettant fin à une série de résultats décevants en Serie A. Luciano Spalletti a obtenu un répit bienvenu, notamment grâce à son changement de système. Mais cette victoire n’a pas convaincu tout le monde. Pour Zbigniew Boniek, les difficultés turinoises trouvent leur origine dans un problème autrement plus profond que les choix tactiques de l’entraîneur.

Boniek dénonce le manque de champions à la Juventus

Invité de l’émission Radio Anch’io Sport sur Rai Radio 1 ce lundi, l’ancien attaquant polonais a livré une analyse particulièrement sévère de l’effectif bianconero. Sans prendre parti dans le débat sur l’avenir du banc turinois, il a directement remis en question la qualité individuelle des joueurs.

« J’entends différents avis : certains sont favorables à Conte, d’autres critiquent Spalletti. Mais moi, quand je regarde la Juventus, je ne vois pas une équipe de champions, seulement de bons joueurs. Et c’est ce qui fait la différence », a-t-il déclaré dans des propos relayés par la Gazzetta dello Sport.

Une distinction lourde de sens. Là où les débats se concentrent principalement sur les responsabilités de Spalletti, Boniek estime que la Juventus souffre d’un déficit de talent au plus haut niveau. Les changements d’entraîneur ou les ajustements tactiques ne suffiraient donc pas, à eux seuls, à combler l’écart avec les meilleures formations italiennes.

L’ancien international polonais ne considère d’ailleurs pas les Bianconeri comme de véritables prétendants au titre. « Aujourd’hui, ce n’est pas une équipe au premier rang pour le Scudetto. On le voit aussi à travers ses difficultés en Europe », a-t-il poursuivi.

Même la victoire à Lecce ne rassure pas Boniek

Le succès obtenu dimanche n’a pas modifié son jugement. Boniek a notamment relativisé l’ouverture du score de Weston McKennie, survenue à la suite d’un coup franc, estimant que le but avait été inscrit dans des circonstances assez heureuses.

« Ce n’est pas comme si la Juventus avait outrageusement dominé. Par le passé, elle avait davantage de qualité », a-t-il insisté. Un constat qui prend une résonance particulière alors que Spalletti cherche justement à reconstruire un collectif plus solide et plus cohérent.

Boniek reconnaît néanmoins la personnalité exigeante du technicien italien, dont il a plaisanté sur la complexité des explications. Mais son propos ne vise pas prioritairement l’entraîneur. Il déplace la réflexion vers les dirigeants et les choix qui ont façonné l’effectif actuel.

Car si Spalletti peut améliorer l’organisation, restaurer la confiance et exploiter davantage les qualités de ses joueurs, il ne peut pas transformer chaque bon footballeur en champion capable de faire basculer les grandes rencontres.

C’est tout le sens de l’avertissement de Boniek : le redressement de la Juventus pourrait nécessiter bien davantage qu’un changement de système ou d’entraîneur.

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