La Juve retrouve la victoire en Serie A après 35 jours d’attente. À Lecce, le soulagement est venu d’un joueur longtemps décevant.
La Juventus avait besoin de gagner, elle pourra attendre pour convaincre pleinement. Victorieuse à Lecce ce dimanche (2-0), la formation de Luciano Spalletti a mis fin à 35 jours sans succès en championnat et retrouvé un peu de tranquillité après la gifle reçue contre la Lazio et le nul face à Rennes. Avec 14 points, elle remonte à la sixième place, à égalité avec Frosinone. Le résultat compte davantage que la manière, encore laborieuse par séquences. Mais cette soirée a au moins offert une bonne surprise : Douglas Luiz a enfin pesé comme la Juve l’espérait.
Douglas Luiz débloque la Juventus
On attendait le duo Randal Kolo Muani–Nick Woltemade, titularisé ensemble pour la première fois en Serie A cette saison. La différence est venue du milieu. À la 29e minute, Douglas Luiz déposait un coup franc que Weston McKennie déviait légèrement pour ouvrir le score. Douze minutes plus tard, le Brésilien prenait lui-même sa chance depuis les abords de la surface. Sa frappe croisée à ras de terre échappait à Wladimiro Falcone, malgré l’intervention du gardien. Un but et une passe décisive : l’ancien joueur d’Aston Villa venait de donner à son équipe une marge devenue rare ces dernières semaines.
Son influence ne s’est pas limitée à ces deux gestes. Plus entreprenant dans ses transmissions, Douglas Luiz a contribué à sortir la Juve d’une entame hésitante, marquée notamment par un dégagement de Guglielmo Vicario sur Konan N’Dri. Avec un Teun Koopmeiners mieux inspiré et un McKennie toujours disponible pour accompagner les mouvements ou renforcer le milieu, les Bianconeri ont progressivement pris le dessus. Pierre Kalulu apportait également de la solidité et des solutions à droite, tandis qu’Andrea Cambiaso restait beaucoup plus approximatif sur l’autre côté.
Kolo Muani peine encore, Spalletti sécurise l’essentiel
Devant, les deux attaquants ont travaillé sans réellement menacer le but adverse. Woltemade s’est montré utile pour conserver le ballon et participer à la construction. Kolo Muani a davantage souffert, multipliant les prises de balle compliquées et les courses vers des zones encombrées. Ses buts contre Cagliari et le Celta n’ont pas encore débouché sur une continuité dans le jeu. Spalletti l’a finalement remplacé par Jérémie Boga en seconde période, tout en lançant Juan Cabal à la place de Cambiaso.
La Juve a alors surtout veillé à préserver son avantage, non sans quelques flottements. Federico Gatti devait notamment intervenir en glissant pour contrer Youssef Maleh. Mais Lecce a trop rarement exploité les imprécisions turinoises pour entretenir le doute, avant de perdre Kialonda Gaspar, expulsé pour contestation dans le temps additionnel. Après les cinq buts encaissés contre la Lazio et Rennes, terminer sans concéder constitue déjà un progrès. Spalletti repart avec une victoire indispensable et un Douglas Luiz à relancer durablement. Le déplacement à Gênes puis la réception de Naples permettront de mesurer ce qu’il reste de ce mieux.

