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Spalletti a terminé avec cinq attaquants : l’image d’une Juventus sans solutions

L'attaque de la Juventus fait chou blanc

L'attaque de la Juventus fait chou blanc. (Photo by Chris Ricco/Getty Images)

La Juventus a tenté le tout pour le tout contre la Lazio. Mais l’accumulation de joueurs offensifs a surtout révélé les limites de son jeu.

À mesure que les minutes défilaient, la Juventus empilait les joueurs offensifs. Kolo Muani, Woltemade, Nico Gonzalez, Conceição, Zhegrova, puis Boga : Luciano Spalletti a tenté de mobiliser presque toutes ses ressources pour renverser la Lazio. Mais cette fuite en avant n’a jamais véritablement inquiété les Romains, vainqueurs 3-0 dimanche à Turin. Une soirée qui a mis en lumière les difficultés de la Vieille Dame à construire une animation offensive cohérente.

La première période avait déjà donné le ton. Aligné seul en pointe dans un 4-2-3-1, Randal Kolo Muani a multiplié les déplacements sans recevoir suffisamment de ballons exploitables dans la surface. Derrière lui, Weston McKennie, Nico Gonzalez et Kerim Alajbegovic ont peiné à créer des décalages. La Lazio, bien organisée dans son 4-3-3, a progressivement pris le dessus avant d’ouvrir le score par Oliver Provstgaard.

Une accumulation d’attaquants qui n’a rien changé

Suspendu et contraint de suivre la rencontre depuis les tribunes, Spalletti a procédé à un premier ajustement dès la pause, avec l’entrée de Nick Woltemade à la place d’Alajbegovic. Le passage à deux pointes a immédiatement produit une occasion : lancé sur la gauche, Kolo Muani a servi l’Allemand, dont la reprise a frôlé le poteau.

Cette embellie n’a pourtant pas duré. Après le deuxième but de Gustav Isaksen, Francisco Conceição et Edon Zhegrova sont entrés simultanément à la 67e minute, remplaçant Douglas Luiz et Nico Gonzalez. Jérémie Boga a ensuite rejoint l’attaque en fin de rencontre. La Juventus disposait alors de cinq joueurs à vocation offensive : Kolo Muani, Woltemade, Conceição, Zhegrova et Boga.

Mais leur présence n’a pas suffi à désorganiser le bloc adverse. Les Bianconeri ont manqué de coordination dans leurs déplacements, tandis que la Lazio conservait sa structure et exploitait les espaces laissés derrière les joueurs turinois.

Le problème dépasse les choix individuels

Cette dernière demi-heure a surtout illustré les limites du plan de jeu juventino. Les changements ont augmenté le nombre de solutions individuelles sans améliorer sensiblement la qualité des circuits offensifs. Les occasions sont restées rares, malgré la présence simultanée de plusieurs profils capables de provoquer ou de conclure.

À l’inverse, l’équipe de Gennaro Gattuso a continué à jouer avec des repères collectifs clairs. Le troisième but de Fisayo Dele-Bashiru, inscrit au terme d’une longue contre-attaque, a sanctionné une Juventus déséquilibrée et incapable de réagir.

Pour Spalletti, le constat est préoccupant. L’effectif offre une variété de profils offensifs, mais leur utilisation ne garantit toujours pas une véritable maîtrise collective. Après sept journées de Serie A, la Juventus n’a plus seulement besoin de trouver sa meilleure association d’attaquants. Elle doit surtout retrouver une manière de jouer qui permette à ses individualités de s’exprimer ensemble.

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