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“Je ne peux pas prendre tout le monde dans mes bras” : Bremer met le feu au vestiaire

Bremer hausse le ton contre ses coéquipiers (Getty)

Bremer hausse le ton contre ses coéquipiers (Getty)

Gleison Bremer n’a pas protégé son vestiaire après le 0-3 contre la Lazio. Le capitaine a pointé le manque de caractère de certains coéquipiers, provoquant même une réponse immédiate de Spalletti.

Le 0-3 infligé par la Lazio n’a pas seulement provoqué les sifflets de l’Allianz Stadium. Il a aussi libéré une parole inhabituellement dure à l’intérieur même du vestiaire juventino. Gleison Bremer, capitaine dimanche soir, a refusé de tout attribuer aux consignes de Luciano Spalletti et a directement ramené la responsabilité vers ceux qui étaient sur le terrain.

« Le mister nous donne les indications, mais ensuite c’est nous qui jouons », a rappelé le Brésilien. Puis il a lâché la phrase la plus forte : « Nous sommes onze plus cinq qui entrent, mais je ne peux pas prendre tout le monde dans mes bras. »

« Il y en a qui se cachent »

Bremer est allé encore plus loin en parlant ouvertement de caractère. Selon lui, certains joueurs réagissent lorsque la situation devient difficile tandis que d’autres ressentent les premiers sifflets, prennent peur et « se cachent ». Il souligne notamment la jeunesse et le renouvellement important du groupe, tout en précisant qu’il ne cherche pas à pointer nommément un coéquipier.

Le diagnostic est brutal après une rencontre où la Juve avait pourtant eu quelques opportunités avant l’ouverture du score. Une fois menée, elle n’a jamais véritablement réussi à reprendre le contrôle et a fini par encaisser deux nouveaux buts.

Spalletti recadre immédiatement son capitaine

La sortie de Bremer n’est pas restée sans réponse. Quelques minutes plus tard, Spalletti a rappelé que le défenseur faisait lui aussi partie de l’équipe battue : « Avant de parler de l’équipe, nous devons parler de nous-mêmes. » Pour l’entraîneur, personne ne peut s’extraire individuellement d’une telle prestation.

Ce n’est pas encore une fracture publique entre le capitaine et son coach. Mais les mots employés montrent à quel point la soirée a laissé des traces.

Après le terrain, la Juventus va maintenant devoir gérer la manière dont son propre vestiaire raconte cette défaite.

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