La Juventus est repartie de Vigo avec trois points, deux buts et une deuxième victoire en deux journées d’Europa League. Luciano Spalletti aurait pourtant largement préféré certaines séquences du nul obtenu quelques jours plus tôt à Cagliari. Son analyse d’après-match est presque paradoxale : cette fois, son équipe a gagné, mais il estime qu’elle a moins bien joué.
« À Cagliari, nous avions été plus dynamiques »
Spalletti a surtout pointé une première période beaucoup trop lente. La Juve donnait selon lui constamment au Celta le temps de se replacer et réagissait mal aux changements de phase. « À Cagliari, nous avions été plus dynamiques et plus attentifs », a-t-il expliqué après la rencontre.
Le technicien a également reconnu que son équipe s’était parfois retrouvée désunie. Les transitions espagnoles ont obligé les Bianconeri à effectuer de longues courses vers leur propre but et la maîtrise du ballon n’a pas toujours été suffisante pour ralentir la rencontre.
Cette lecture rappelle que Spalletti ne juge pas uniquement son équipe au résultat. À Cagliari, il regrettait qu’une prestation dominante n’ait rapporté qu’un point. À Vigo, le scénario inverse s’est produit : la Juve a souffert davantage, mais a finalement gagné 2-1 grâce aux buts de Woltemade et Kolo Muani.
Une victoire qui masque encore plusieurs défauts
Spalletti retient néanmoins une chose positive : son équipe a continué à chercher la victoire, même au risque de s’exposer. Il assume cette ambition, tout en demandant davantage d’équilibre dans ces moments.
Le succès européen ne ferme donc pas le débat ouvert à Cagliari. La Juventus semble capable de produire de bonnes séquences sans gagner, puis de gagner lorsqu’elle maîtrise moins bien son sujet.
C’est précisément cette irrégularité que Spalletti cherche encore à éliminer. À trois jours de la Lazio, le résultat de Vigo apporte de la confiance. Le contenu, lui, laisse encore beaucoup de travail.

