Kerim Alajbegovic avait encore commencé sur le banc à Cagliari. Il avait pourtant suffi de 45 minutes pour rappeler à Luciano Spalletti tout ce qu’il pouvait apporter. Entré dès la pause, le Bosnien avait dynamisé le côté gauche avant de délivrer le centre décisif pour l’égalisation de Kolo Muani. Jeudi à Vigo, l’attente devrait être beaucoup plus courte.
Une place dans le onze se dessine
Selon les dernières tendances, Alajbegovic est bien placé pour débuter contre le Celta. Ce choix s’inscrit évidemment dans le turnover prévu par Spalletti, mais il ne ressemble plus à une simple rotation. Le jeune attaquant est en train de gagner du poids dans la hiérarchie.
Son contexte l’aide aussi. Yildiz reste absent et Zhegrova n’est pas inscrit sur la liste UEFA. La Juve manque donc de joueurs capables de provoquer, d’éliminer et de créer rapidement un déséquilibre individuel. Alajbegovic représente précisément ce profil.
Il possède également déjà une petite histoire européenne cette saison. Buteur contre NEC lors du large succès 5-0, il était devenu le deuxième adolescent seulement à marquer pour la Juventus dans une grande compétition continentale depuis Gianfranco Zigoni en 1963.
De joker à solution de départ
Jusqu’ici, son impact avait surtout été spectaculaire en entrant. Ce rôle possède une vraie valeur : face à des défenses fatiguées, ses accélérations et ses prises de risque peuvent changer le rythme d’un match.
Mais Vigo doit permettre de répondre à une autre question : peut-il produire le même impact dès la première minute ?
Spalletti semble désormais prêt à lui donner cette responsabilité. Après avoir progressivement protégé son temps de jeu, le technicien commence à tester le Bosnien comme une solution de départ et non plus seulement comme une arme de deuxième période.
Le changement de statut n’est pas encore totalement acquis. Mais il est clairement en train de commencer.









