L’Europa League n’est pas seulement une compétition de consolation pour une Juventus absente de la Ligue des champions. À mesure que la campagne avance, elle prend aussi une dimension historique. La Juve n’a plus remporté de grand trophée européen depuis sa victoire en Ligue des champions en 1996, soit une attente qui approche désormais les trente ans.
Une attente devenue presque générationnelle
La dernière Coupe UEFA du club remonte même à 1993. Depuis, la Juventus a connu plusieurs finales européennes, notamment en Ligue des champions, sans parvenir à soulever de nouveau un trophée continental majeur.
Dans ce contexte, l’Europa League peut rapidement cesser d’être considérée comme secondaire. Giovanni Carnevali a d’ailleurs assumé l’ambition du club en affirmant que la Juventus voulait gagner la compétition. Luciano Spalletti possède lui aussi une motivation personnelle supplémentaire : malgré sa longue carrière, il n’a jamais remporté de trophée européen.
La campagne avait parfaitement commencé avec le large succès contre NEC. Le déplacement au Celta Vigo doit maintenant confirmer que la Juventus est capable de transformer cette ambition en continuité.
L’Europe comme véritable objectif
Le championnat reste évidemment prioritaire dans la construction du projet. Mais l’Europa League offre quelque chose de différent : la possibilité de remettre la Juve sur une scène où son histoire est immense, mais où ses succès commencent à appartenir à une autre époque.
C’est aussi pour cela que Spalletti ne peut pas simplement traiter le rendez-vous de Vigo comme un match de rotation. Même avec plusieurs changements attendus, la Juventus doit continuer à avancer sans perdre de terrain.
Trente ans constituent une attente suffisamment longue pour changer la perception d’une compétition. Cette saison, l’Europa League peut devenir bien davantage qu’un objectif secondaire.
Elle peut devenir la coupe qui met fin à une anomalie historique.









