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Une phrase de Spalletti résume parfaitement le problème de la Juventus

Photo by Giuseppe Bellini/Getty Images

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Luciano Spalletti aurait pu se réfugier derrière les chiffres. Sa Juventus a largement dominé Cagliari, produit beaucoup plus de jeu et terminé avec 22 tirs. L’entraîneur a d’ailleurs parlé d’une « grande prestation » et assuré qu’en jouant de cette manière, son équipe gagnerait de nombreux matches. Mais il a immédiatement ajouté une phrase qui change complètement la lecture du nul.

« Ce sont des matches qu’on doit gagner »

Spalletti l’a reconnu sans détour : il était « un peu énervé » parce que « ce sont des matches qu’on doit gagner ». La formulation résume le paradoxe actuel de la Juventus. Le contenu peut être satisfaisant, la progression réelle et la supériorité statistique évidente, mais un club qui affiche de grandes ambitions ne peut pas laisser régulièrement des points dans ce type de scénario.

À Cagliari, les Bianconeri ont contrôlé le ballon presque du début à la fin, mais ont attendu la 81e minute pour égaliser grâce à Kolo Muani. Ils ont ensuite eu les situations pour gagner, avec notamment une barre du Français, sans réussir à faire basculer définitivement la rencontre.

Spalletti ne veut donc pas dissocier complètement jeu et résultat. Il refuse de condamner son équipe parce qu’elle a produit suffisamment pour gagner, mais refuse également d’utiliser la domination comme excuse.

La barre est désormais plus haute

Cette exigence rejoint le discours tenu avant la rencontre. Spalletti rappelait alors que la Juventus serait toujours « condamnée à gagner » et que le club devait lui-même placer très haut ses ambitions.

Le problème apparaît justement lorsque les prestations et les points ne racontent pas la même histoire. La Juve peut considérer qu’elle progresse, mais elle compte désormais cinq points de retard sur le sommet après six journées. Cagliari reste même devant elle au classement.

La phrase de Spalletti n’est donc pas seulement une réaction à chaud. Elle définit désormais la prochaine étape : une Juventus qui joue mieux doit apprendre à gagner les matches qu’elle domine.

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