La Juventus va bientôt entrer dans une période où conserver le même onze deviendra presque impossible. Entre Serie A et Europa League, Luciano Spalletti devra gérer une succession de rencontres rapprochées tout en composant avec une infirmerie encore chargée. Son idée n’est pas de créer une équipe A et une équipe B rigides, mais de faire évoluer les hommes et le système selon les matches.
Deux structures plutôt que deux équipes
La base devrait alterner entre le 3-4-2-1, qui a redonné davantage de stabilité après Sassuolo, et un 4-2-3-1 plus offensif. Certains joueurs restent difficiles à sortir, notamment Vicario, Kalulu, McKennie, Douglas Luiz ou Nico Gonzalez, mais presque tous les autres devraient entrer dans une rotation importante.
Le retour de Cambiaso augmente par exemple les possibilités dans les couloirs et même dans l’axe. Çelik pourra être davantage ménagé, tandis que Gatti, Kelly ou Koopmeiners doivent retrouver du temps de jeu. Devant, Woltemade pourrait recevoir davantage de minutes en Europa League, alors que Kolo Muani demeure privilégié dans certaines configurations de championnat.
Cette logique apparaît déjà entre Cagliari et le déplacement à Vigo. Spalletti veut repartir avec ses cadres en Serie A, où le retard doit être comblé rapidement, avant d’élargir davantage sa rotation en Europe. Conceição et Zhegrova peuvent eux aussi être utilisés différemment selon les compétitions, le Kosovar n’étant pas disponible en Europa League.
La Juventus ne va donc pas changer de visage par goût de l’expérimentation. Le calendrier l’y oblige. Avec neuf rencontres en 29 jours sur l’ensemble de la séquence annoncée, Spalletti doit conserver suffisamment de fraîcheur sans perdre la continuité dont son équipe manque encore.

