La Juventus surveille Lorenzo Palmisani depuis plusieurs mois, mais son intérêt était déjà beaucoup plus concret qu’un simple travail de scouting. À l’été dernier, alors que Turin cherchait une doublure jeune derrière Guglielmo Vicario, le gardien de Frosinone faisait partie des solutions étudiées. Le club a finalement décidé de ne pas accélérer pour une raison précise : à son âge, Palmisani avait surtout besoin de jouer.
La Juve avait déjà étudié son arrivée
La révélation vient directement de Federico Pastorello, l’agent du joueur. Au moment où la Juventus discutait avec lui de la résiliation d’Arthur, les dirigeants avaient également évoqué la situation de Palmisani. Turin cherchait alors un deuxième gardien capable de progresser derrière Vicario.
La possibilité d’un transfert a donc réellement été étudiée. Mais la conclusion commune a été différente : plutôt que de rejoindre immédiatement un grand club pour rester essentiellement sur le banc, le jeune portier devait poursuivre son développement avec du temps de jeu régulier.
La décision paraissait logique. Elle produit aujourd’hui un effet secondaire que la Juventus avait forcément anticipé : Palmisani vaut désormais beaucoup plus cher.
Le plan de l’été n’est déjà plus possible
Selon La Gazzetta dello Sport, le scénario envisagé il y a quelques mois n’est plus vraiment reproductible. Palmisani s’est installé en Serie A, a prolongé son contrat avec Frosinone jusqu’en 2031 et commence à attirer également des clubs de Premier League.
La Juventus continue de le suivre, mais la logique a changé. Cet été, il pouvait arriver comme jeune doublure à développer. Désormais, Frosinone sait qu’il possède un actif important et n’a aucune raison de le céder aux mêmes conditions.
Le président Maurizio Stirpe a d’ailleurs confirmé la présence d’observateurs de la Juventus et de l’Inter, tout en précisant qu’aucune proposition concrète n’avait encore été formulée. Le dossier reste donc à un stade d’évaluation, pas de négociation avancée.
Un pari différé qui peut coûter plus cher
Le choix effectué cet été n’était pas nécessairement une erreur. En restant titulaire, Palmisani a pu accumuler exactement ce qui lui aurait probablement manqué à Turin : des matches, des responsabilités et de la visibilité.
Mais cette progression possède désormais un prix. La Juventus devra décider si elle préfère investir davantage pour un gardien dont le potentiel paraît aujourd’hui mieux établi, ou regarder vers une autre solution moins coûteuse.
C’est tout le paradoxe du dossier : Turin avait déjà identifié Palmisani avant que sa cote n’explose. Elle a volontairement choisi de ne pas précipiter son arrivée. Quelques mois plus tard, elle pourrait devoir payer davantage pour récupérer le joueur qu’elle avait justement laissé grandir.

