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Juventus : Daniel Fonseca livre ses conseils pour relancer Randal Kolo Muani

Le détail sur Kolo qui a marqué Spalletti. (Photo by Valerio Pennicino/Getty Images)

Le détail sur Kolo qui a marqué Spalletti. (Photo by Valerio Pennicino/Getty Images)

L’attente commence à peser lourd sur les épaules de Randal Kolo Muani. Recruté cet été pour 38 millions d’euros (hors bonus), l’international français n’a toujours pas ouvert son compteur en Serie A après cinq journées de championnat. Alors que la Juventus s’apprête à défier l’étonnant Cagliari de Daniel Maldini pour lancer un marathon automnal capital, une voix autorisée du Piémont s’est élevée pour dédramatiser l’impasse : celle de Daniel Fonseca.

Sous le maillot de la Juventus, la patience est un luxe rare. Encore sonnée par son revers inattendu concédé sur la pelouse de Sassuolo avant la trêve internationale, la formation dirigée par Luciano Spalletti aborde la reprise avec un retard déjà mesurable sur le trio de tête (Roma, Inter, Lazio). Si la créativité offensive turinoise souffre des absences conjuguées de Kenan Yildiz, Manuel Locatelli et Khéphren Thuram, l’œil du cyclone se resserre inévitablement sur l’avant-poste, où Randal Kolo Muani tarde à justifier l’investissement consenti par la direction.

L’obsession du but, ce poison silencieux

Auteur d’une unique réalisation sous ses nouvelles couleurs – inscrite sur la scène continentale en Ligue Europa –, l’ancien joueur du PSG et de l’Eintracht Francfort traverse une zone de turbulences. En championnat italien, ses prestations alternent entre débauche d’énergie stérile et manque criant de lucidité dans la zone de vérité. Une situation que Daniel Fonseca, champion d’Italie 1998 avec la Vieille Dame et passé également par la Sardaigne, connaît par cœur.

Dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport, l’ancien international uruguayen n’a pas éludé le sujet au moment d’évoquer les difficultés du Français :

« Mon conseil à Kolo Muani ? De jouer, tout simplement, et de ne pas penser au but. Plus tu y penses, moins il arrive. C’était exactement la même chose pour moi. Quand au contraire tu te concentres sur l’équipe, sur tes courses et tes déplacements, tu te retrouves à marquer un doublé sans même t’en rendre compte. Kolo n’est pas un pur renard de surface, mais il a toujours empilé ses buts au fil de sa carrière. Il peut tout à fait débloquer la situation dès ce week-end à Cagliari. »

Un rappel lucide sur le profil du vice-champion du monde 2022 : joueur d’espaces, de transition et de déséquilibre, Kolo Muani s’enferme dès lors qu’il réduit son registre à la seule quête du geste final. À Cagliari, une équipe compacte qui partage l’avant-scène avec les cadors, l’attaquant tricolore devra réapprendre à faire briller le collectif pour retrouver sa spontanéité.

L’urgence de Spalletti

Pour Luciano Spalletti, le déclic de son numéro neuf n’est plus une simple option, mais une nécessité impérieuse. Après 341 jours passés sur le banc turinois sans décrocher de trophée majeur, l’ex-sélectionneur de la Nazionale aborde un cycle infernal de sept rencontres en trois semaines. Entre la réception du Stade Rennais en Ligue Europa, les déplacements pièges et le choc incandescent face au Napoli de Massimiliano Allegri début novembre, les marges de manœuvre sont épuisées.

En coulisses, le nom d’Antonio Conte – actuellement libre et très attentif à l’actualité de son ancien club – plane inévitablement au-dessus de la Continassa au moindre faux pas. Même si l’administrateur délégué Giovanni Carnevali réaffirme sa confiance envers le projet Spalletti, le salut des Bianconeri passera par les pieds de ses attaquants.

Sans Yildiz pour lui glisser des offrandes dans le dos des lignes, Kolo Muani devra s’appuyer sur l’impact de Francisco Conceiçao et la rigueur tactique prônée par son coach pour enfin faire sauter le verrou. Dès dimanche à la Unipol Domus, l’heure des calculs sera passée. Il faudra courir, jouer libéré et laisser l’instinct frapper.

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