Le plan de l’été prévoyait deux joueurs pour chaque poste. L’infirmerie a rapidement détruit cette logique. Avec Yildiz, Thuram et Locatelli opérés, mais aussi Cabal, Ekhator et Boga toujours indisponibles, Luciano Spalletti doit trouver de la profondeur autrement. Sa réponse tient aujourd’hui en quatre noms : Weston McKennie, Andrea Cambiaso, Zeki Çelik et Nico Gonzalez.
Quatre joueurs qui en valent presque huit
La formule utilisée par La Gazzetta dello Sport résume parfaitement la situation : ils sont quatre, mais valent presque le double dans l’économie de l’effectif.
McKennie peut jouer milieu, piston, numéro 10 et même dépanner en pointe grâce à son jeu aérien. Cambiaso évolue sur les deux côtés et vient même d’être testé dans l’axe contre la Cremonese. Çelik, droitier de formation, a surtout joué à gauche depuis le début de saison et peut également entrer dans une défense à trois. Nico Gonzalez, lui, passe sans difficulté du rôle de piston à celui d’ailier, de milieu offensif ou de faux neuf.
Cette polyvalence n’est plus seulement un bonus tactique. Elle est devenue une nécessité.
Sept matches en une vingtaine de jours
À partir du déplacement à Cagliari, la Juventus doit disputer sept rencontres en une vingtaine de jours, avec également Celta Vigo, Lazio, Rennes, Lecce, Genoa puis Naples au programme.
Spalletti ne pourra donc pas attendre le mercato de janvier pour obtenir davantage de solutions. Il doit fabriquer sa propre profondeur avec les joueurs disponibles.
Le retour de Cambiaso aide déjà à redistribuer les rôles. Çelik pourra retrouver plus souvent son côté droit, McKennie pourra être déplacé selon les caractéristiques de l’adversaire et Nico Gonzalez offrira plusieurs configurations offensives sans imposer un changement de personnel.
Cette gestion explique également pourquoi Spalletti travaille plusieurs systèmes. La Juventus peut passer du 3-4-2-1 au 4-2-3-1 selon le contexte, précisément parce que certains joueurs sont capables de changer de fonction sans quitter le terrain.
Les blessures ont donc réduit l’effectif, mais elles ont aussi accéléré une idée qui correspond parfaitement au football de Spalletti : moins de postes figés et davantage de joueurs capables de résoudre plusieurs problèmes.

