Remplaçant au coup d’envoi contre Naples, Edon Zhegrova a rapidement fait basculer la rencontre. Une entrée décisive qui relance le débat sur son statut.
Edon Zhegrova commence à connaître le scénario par cœur. Dimanche, face à Naples, l’ancien joueur du LOSC a une nouvelle fois pris place sur le banc de la Juventus, malgré les difficultés offensives rencontrées par l’équipe ces dernières semaines. Mais lorsque Luciano Spalletti a fait appel à lui, le Kosovar n’a pas tardé à rappeler ce qu’il pouvait apporter. Onze minutes après son entrée, il avait déjà contribué à débloquer une rencontre particulièrement importante pour les Bianconeri.
Zhegrova change le cours de Juventus–Naples
À la 59e minute, Spalletti a décidé de remplacer Randal Kolo Muani, auteur d’une prestation décevante et sifflé par une partie de l’Allianz Stadium.
L’entrée de Zhegrova a immédiatement apporté davantage de percussion. Positionné sur le côté droit, l’international kosovar a cherché à provoquer ses adversaires et à créer des décalages, là où la Juventus manquait jusque-là de justesse dans les derniers mètres.
À la 70e minute, son initiative a fait la différence. Après avoir éliminé Amir Rrahmani d’un dribble, Zhegrova a servi Kerim Alajbegovic, qui a repiqué vers l’intérieur avant de déclencher une frappe du gauche imparable pour Alex Meret.
Une action construite autour des qualités individuelles de deux joueurs capables de faire la différence balle au pied. La Juventus avait enfin trouvé l’ouverture.
Zhegrova n’a pas marqué, mais sa contribution a été déterminante. Eurosport lui a attribué la note de 7/10, saluant notamment sa capacité à dynamiser une attaque qui peinait à trouver des solutions.
Vingt-sept apparitions, toujours comme remplaçant
Cette entrée réussie remet surtout en lumière une particularité de son parcours turinois.
Selon le décompte publié par Eurosport, Zhegrova a disputé 27 rencontres sous le maillot de la Juventus sans jamais commencer un match comme titulaire.
Une statistique étonnante pour un joueur dont les qualités techniques peuvent précisément aider une équipe confrontée à des blocs défensifs compacts.
Spalletti avait annoncé avant la réception de Naples qu’il comptait sur Zhegrova et Jérémie Boga, que ce soit dès le coup d’envoi ou en cours de rencontre. Les deux joueurs ont finalement pesé sur le résultat : le premier en préparant l’ouverture du score, le second en inscrivant le but du 2-0.
Leur efficacité relance les interrogations sur la meilleure animation offensive de la Juventus. Après plusieurs semaines passées à privilégier une organisation sans véritables ailiers, Spalletti dispose désormais d’arguments concrets pour redonner davantage de place aux joueurs de percussion.
Mais le statut de Zhegrova reste une question ouverte. Sa capacité à changer un match depuis le banc est précieuse ; celle de reproduire cette influence sur une rencontre entière reste encore à mesurer dans le contexte turinois.
Après vingt-sept apparitions comme joker, le Kosovar vient en tout cas de rappeler qu’il mérite d’être davantage qu’une solution de dernière demi-heure.

