Site icon Juventus-fr.com

Spalletti a battu Naples en abandonnant son 3-5-2

Spalletti a remporté son pari tactique avec un système hybride (Getty)

Spalletti a remporté son pari tactique avec un système hybride (Getty)

Après plusieurs semaines d’hésitations tactiques, Luciano Spalletti a changé ses plans contre Naples. Une décision qui a pesé sur le réveil de la Juventus.

La dernière défaite contre le Genoa avait laissé Luciano Spalletti face à une évidence : les ajustements effectués ces dernières semaines n’avaient pas résolu les problèmes de la Juventus. Dimanche, contre Naples (2-0), l’entraîneur italien a donc tenté autre chose. Il a renoncé à son 3-5-2 de départ pour redonner une place plus importante aux joueurs de couloir. Une décision qui n’a pas immédiatement débloqué la rencontre, mais qui a contribué à rendre les Bianconeri plus dangereux.

Spalletti retrouve une défense à quatre contre Naples

Contrairement aux dernières sorties, la Juventus a entamé la rencontre avec quatre défenseurs : Pierre Kalulu, Gleison Bremer, Jhon Lucumí et Juan Cabal. Au milieu, Weston McKennie occupait le couloir droit tandis que Kerim Alajbegovic évoluait à gauche, avec une certaine liberté pour repiquer dans l’axe.

L’ensemble prenait la forme d’un 4-4-2, Nick Woltemade et Randal Kolo Muani étant associés devant.

Cette organisation a notamment permis à Alajbegovic de se montrer plus entreprenant. Le jeune Bosnien a multiplié les initiatives et s’est procuré plusieurs occasions avant la pause, dont une frappe repoussée par Alex Meret.

La Juventus a également davantage occupé le camp adverse. Selon les statistiques rapportées par ANSA, elle a obtenu treize corners contre trois pour Naples. Une domination territoriale qui n’avait toutefois pas encore été récompensée au tableau d’affichage.

Les changements de Spalletti ont fait basculer le match

À la mi-temps, l’entraîneur a de nouveau modifié sa structure en remplaçant McKennie par Federico Gatti. La Juventus a alors retrouvé une défense à trois dans certaines phases, preuve que Spalletti n’avait pas complètement abandonné ses précédentes idées.

C’est finalement un changement offensif qui a débloqué la situation.

À la 59e minute, Edon Zhegrova a remplacé un Kolo Muani en difficulté. Onze minutes plus tard, le Kosovar a éliminé Amir Rrahmani avant de servir Alajbegovic, auteur de l’ouverture du score d’une superbe frappe du gauche.

Puis Jérémie Boga, entré à la 72e minute, a inscrit le deuxième but à la 87e, après une action à laquelle Andrea Cambiaso a également participé.

Le technicien a donc vu ses remplaçants jouer un rôle direct dans les deux réalisations. Un contraste notable avec les dernières rencontres, durant lesquelles ses modifications n’avaient pas toujours amélioré le rendement collectif.

Spalletti a lui-même salué les ajustements de ses joueurs après la pause, soulignant leur capacité à jouer plus haut et à prendre davantage d’initiatives.

Cette victoire ne signifie pas pour autant que le 3-5-2 sera définitivement abandonné. La Juventus a changé plusieurs fois de visage pendant le match, en fonction des circonstances et des joueurs disponibles.

La principale avancée réside peut-être dans cette souplesse retrouvée : face à Naples, Spalletti a cessé de faire dépendre toute son animation d’une seule organisation.

Quitter la version mobile