La Juventus prépare déjà plusieurs marchés à l’avance, notamment en étudiant les joueurs susceptibles d’arriver sans indemnité de transfert. Mais l’absence de prix d’achat ne signifie plus que tous les dossiers sont accessibles. La direction veut également protéger sa nouvelle hiérarchie salariale, et Kenan Yildiz en est devenu le principal point de référence.
Environ 7 M€ pour fixer le sommet de la hiérarchie
Selon Tuttosport, la rémunération du Turc, estimée autour de 7 millions d’euros par saison, représente désormais le niveau autour duquel la Juventus souhaite construire son plafond salarial.
L’idée n’est pas nécessairement d’établir une règle intangible interdisant tout dépassement. Elle traduit plutôt la volonté de ne pas offrir à une nouvelle recrue des conditions susceptibles de déséquilibrer immédiatement le vestiaire. Yildiz est aujourd’hui identifié comme l’un des joueurs autour desquels doit se construire le projet à long terme.
Cette limite devient particulièrement importante dans le marché des futurs joueurs libres. Une opération sans indemnité peut rapidement perdre son intérêt lorsque la prime à la signature, les commissions et le salaire réclamé sont trop élevés.
Même les joueurs gratuits devront entrer dans le cadre
La Juventus surveille plusieurs situations contractuelles en vue de 2027. Des profils comme Mateo Kovacic ou David Raum ont notamment été cités ces dernières semaines, tandis que la direction continue de recenser les opportunités susceptibles d’apparaître à coût de transfert nul.
Mais l’époque où un grand nom disponible gratuitement pouvait justifier presque automatiquement un gros salaire semble terminée.
La Juventus cherche à diminuer ses coûts fixes et à éviter de recréer des contrats difficiles à absorber ou à déplacer ensuite. Le principe concerne donc aussi les joueurs expérimentés : leur arrivée doit rester compatible avec la structure économique du groupe.
La nouvelle augmentation de capital peut apporter davantage de marge au club, mais elle ne signifie pas un retour aux dépenses sans contrôle. Le projet de Giovanni Carnevali et Frederic Massara consiste au contraire à utiliser cette solidité supplémentaire pour construire un effectif plus durable.
Dans cette logique, Yildiz possède désormais un rôle qui dépasse le terrain. Sa place dans le projet sert aussi à établir une hiérarchie contractuelle.
Pour convaincre une future recrue, la Juventus pourra toujours proposer le prestige du club et un rôle sportif important. Mais pour le salaire, il faudra désormais regarder ce que gagne le joueur que Turin a décidé de placer au centre de son avenir.








